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Centre Jean Bodin

Séparés par des virgules

Chercheuse à la Une - Elsa SUPIOTJuin 2022

Parcours

C’est à l’Université Paris 2 Panthéon-Assas qu’Elsa Supiot a commencé ses études de droit et intégré une filière franco-allemande lui permettant d’obtenir le diplôme de M1 de Paris 2 et un LLM de la Humboldt Universität zu Berlin. Elle rejoint ensuite le M2 Personne et droit de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne où elle a ensuite pu préparer une thèse de doctorat avec, notamment, le soutien financier du Centre interdisciplinaire d’études et de recherches sur l’Allemagne (CIERA) et de la commission franco-américaine Fulbright. La thèse, intitulée « Les tests génétiques. Contribution à une étude juridique » a été publiée aux PUAM et a reçu les prix André Isoré et Georges Ripert de la Chancellerie des Universités de Paris et le prix Jean-Marie Auby de l’Association Française de droit de la santé.

Elle a ensuite exercé les fonctions de maître de conférences au sein de l’Université Paris 1 où elle a assuré la direction et la codirection de différents diplômes (licence, double licence, capacité, partenariat, etc.). Elle a également été membre du comité de déontologie de l’ANSES pendant 3 ans et nommée membre titulaire du CNU en 2019. Reçue au concours d’agrégation en droit privé et sciences criminelles en 2021, elle a rejoint l’Université d’Angers et le Centre Jean Bodin le 1er janvier 2022.

Responsabilités

Elsa Supiot est cotitulaire de la rubrique « Contrat et Vivant » de la Revue des Contrats et responsable de l’entrée « Génétique » du Dictionnaire permanent Santé, bioéthique.

Elle est membre du GDR « Normes, sciences et techniques » et membre associée de l’Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sordonne (Université Paris 1 – CNRS, UMR8103).

Thèmes de recherche

Ses thématiques de recherche portent sur l’articulation entre droit et sciences et, en particulier, sur les enjeux soulevés par la génétique, tant en matière civile et de santé, qu’en matière pénale.

Elle a codirigé le projet de recherche CISTeR (conflits d’intérêts, sciences, techniques et recherche) financé par le DIM IS2-IT et dirigé le projet de recherche « Le procès pénal à l’épreuve de la génétique » financé par la Mission Droit et Justice. Elle codirige actuellement deux projets de recherche : l’un, financé par l’Agence de Biomédecine, porte sur le diagnostic prénatal non invasif (DPNI) ; l’autre, financé par la Mission Droit et Justice, s’intitule « Les violences gynécologiques et obstétricales saisies par le droit ».

Elle a récemment obtenu une délégation au CNRS pour entamer une étude transversale des enjeux juridiques de la génétique couvrant tant les utilisations médicales des tests génétiques que les utilisations en matière pénale ou familiale.

Publications

Depuis son arrivée à l’université d’Angers, Elsa Supiot a publié deux articles :

- Ch. Noiville et E. Supiot, "Vers la fin d'un chemin de croix ? La transposition de la directive relative à la protection des lanceurs d'alerte", JCP G, n°16, 25 avril 2022, p.816

- E. Supiot, "Affiliation génétique. Perspectives et écueils d'une pratique", Droits, 2021/1 (n°73), disponible librement sur Cairn jusqu'au 3/06/2022 avec le lien suivant : https://www.cairn.info/tap-4u5noqhmn5qcf

Chercheur à la Une - Christophe BLANCHARDJanvier 2022

Parcours

Après des études de droit effectuées à Angers et à Bordeaux, Christophe Blanchard a soutenu sa thèse de doctorat à l’Université Panthéon-Assas intitulée : « La dispense en droit privé ». Elle lui a valu le prix solennel Louis Forrest/Aguirre Basualdo de la Chancellerie des Universités de Paris et le prix de thèse de l’Université Panthéon-Assas.

Après avoir exercé les fonctions de maître de conférences à l’Université Panthéon-Assas pendant deux ans, il obtient le concours d’agrégation de droit privé et de sciences criminelles en 2011 et devient professeur de droit privé à la Faculté de droit d’Angers et membre du Centre Jean Bodin.

Responsabilités

Christophe Blanchard est actuellement co-responsable du Master 2 Droit et pratique des contrats jusqu’en septembre 2022, date à laquelle il prendra la direction du nouveau Master 2 Droit privé approfondi.

Il est membre du conseil scientifique du JCP, édition Notariale et Immobilière, de l’Institut Art et Droit et du CRIDON de Paris. Il est membre de la Fédération Nationale Droit du Patrimoine.

Il a créé et assure la chronique de Droit du patrimoine familial à la Revue Droit et Patrimoine. Il est cotitulaire de la Rubrique « Droit de la famille » à la Revue des Contrats.

Thèmes de recherche

Ses thématiques de recherche portent sur le droit civil, et plus spécialement sur le patrimoine familial et les matières régissant sa transmission : droit des successions, régimes matrimoniaux et droit des libéralités. Cela le conduit à étudier les rapports internes entre les différentes matières qui régissent ce type de patrimoine, mais aussi les relations entretenues avec d’autres corps de règles auxquels le patrimoine familial est parfois confronté à l’exemple du droit des sociétés.

De telles confrontations permettent de mettre au jour les interactions entre les matières et leurs difficultés – voire leur impossibilité – à s’apprivoiser. Elles s’expliquent souvent par des dynamiques propres, des préoccupations spécifiques, qui sont autant d’obstacles à une rencontre pacifiée.

Ses recherches l’ont aussi amené à s’intéresser aux autres matières du droit civil mais aussi au droit pénal, aux sources et à la théorie générale du droit.

Dernière publication

Christophe Blanchard a publié dernièrement (novembre 2021) un ouvrage de Droit des régimes matrimoniaux aux éditions Lexisnexis dans la collection Manuels. Il y présente pour les étudiants et les praticiens un état du droit positif aussi complet et fidèle que possible.

Au-delà, ce manuel permet au lecteur d’entrer dans cette matière complexe, technique et exigeante. Le parti a été pris d’adopter une vision claire et structurée des régimes matrimoniaux et d’expliquer les notions fondamentales, de mettre en évidence la cohérence interne de la matière, les liens et les rapports qui la constituent.

A cette approche, s’ajoute une dimension pratique. Sans elle, les régimes matrimoniaux, comme d’ailleurs les autres matières du droit patrimonial de la famille, ne sauraient être parfaitement maitrisés. C’est pourquoi l’ouvrage fournit, quand cela est utile, de nombreuses illustrations jurisprudentielles pour une compréhension concrète. C’est dans cette même perspective que s’inscrivent les exemples chiffrés, car on sait combien est important le maniement de la liquidation du régime.

Enfin, l’ouvrage comporte un certain nombre de focus, qui sont conçus comme des moments privilégiés pour l’approfondissement d’une question ou d’un aspect en raison de son actualité ou de son importance pratique.

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